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 Le Commerce en Ougarit

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Sith'ari


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MessageSujet: Le Commerce en Ougarit   Jeu 21 Aoû 2014 - 11:40

Le commerce est une autre branche très importante de l'économie ougaritique. Grâce à sa position géographique, le royaume d'Ougarit était, durant le Bronze Récent, un des centres commerciaux les plus développés de la région, malgré sa dépendance vis-à-vis l'empire hittite sur le plan politique. La complexité des transactions commerciales et le taux élevé des paiements en argent témoignent à cet égard. De même, le prix élevé des ânes constitue un autre indice concernant plus spécifiquement le commerce par voie de terre; car, plus il y a de la demande plus les prix augmentent . À cet égard l'on dispose d'une série de textes témoignant des activités commerciales relevant du transport terrestre entre Ougarit d'une part et Karkemish, l'empire hittite, l'Égypte et Emar d'autre part. Quant au commerce maritime, les données sont encore plus abondantes et attestent des activités entre le royaume ougaritique et la plupart des centres commerciaux de la Méditerranée orientale s'étalant de l'Égypte jusqu'au port de Ura en Asie Mineure, de Chypre jusqu'à la Grèce, y comprise la Crète.

Le commerce à Ougarit avec ses deux volets, maritime et terrestre, était géré par le palais à travers les tamkar, un groupe professionnel appartenant aux bns mlk. On y distingue deux catégories, tamkar sa mandatti et tamkar sa sepi. La première concerne les marchands qui ont leur propre propriété, jouissent de la protection royale chaque fois qu'ils sont à l'étranger et partagent en échange une partie de leurs revenus ou profits avec la trésorerie du palais. La deuxième catégorie se rapporte aux marchands qui sont les tamkar personnels du roi, des vendeurs ambulants au service du palais. Bien que les deux dépendent de l'administration royale, la première est relativement plus indépendante que la deuxième. Dans les différentes activités attribuées aux tamkar, il est impossible de déterminer quelle activité relève de quelle catégorie de tamkar. D'une manière générale, leurs responsabilités consistaient à agir en tant qu'agents intermédiaires de la part du palais et de collecter les taxes à l'intérieur du pays, et à jouer le rôle d'agents de commerce royaux à l'extérieur.

En conclusion, d'après ce qui se reflète dans les archives royales et les textes économiques et administratifs, l'économie d'Ougarit à l'époque du Bronze Récent était parmi les plus développées de la région. Un des indices est le taux élevé des paiements en argent. Ainsi selon Helzer, alors que l'or constitue la monnaie d'échange dans les pays économiquement moins développés, l'argent par contre dénote le mode de transaction des économies développées. L'un des points forts de cette économie est l'industrie. La variété dans la production locale des textiles et le niveau de leurs exportations témoignent à cet égard. De même, les prix élevés du cuivre et de l'étain attestent le degré de la sophistication de la métallurgie ougaritique. D'autres branches, comme la production du bois et du verre et la fabrication de la céramique contribuent à leur tour à l'épanouissement de l'industrie ougaritique. Par ailleurs, le commerce, avec ses deux volets maritime et terrestre, constitue un autre pilier de l'économie ougaritique. Les marchands ougaritains ont su tirer profit à la fois des prix de l'or qui étaient plus bas sur le marché local qu'en Mésopotamie et en Asie Mineure, et des prix de l'argent qui étaient plus bas à Ougarit qu'en Égypte, pour effectuer des transactions commerciales à leur avantage. D'ailleurs selon Heltzer, la fortune d'Ougarit serait partiellement basée sur ces différences de prix en l'absence d'un marché international qui aurait uniformisé la valeur des marchandises.

Bien que la discussion ci-dessus ne concerne pas directement l'agriculture, l'importance de son rôle est néanmoins évidente. C'est en effet grâce à l'agriculture et à l'élevage que l'industrie du textile, tellement importante pour l'économie ougaritique, s'épanouit, d'autant plus que la matière première nécessaire est entièrement fournie par le « marché » local. Selon Liverani, c'est la culture céréalière qui subventionne la production de la laine, du vin et des produits laitiers. À ce propos, la remarque de Sanlaville concernant la Syrie contemporaine est instructive: « La Syrie dispose aussi de matières premières relativement abondantes. La plupart proviennent de l'agriculture, qui fournit un assez grand nombre de productions destinées à l'industrie, au premier rang desquelles vient le coton ». Mais pour comprendre davantage l'économie agraire d'un pays, il faut d'abord étudier le terrain afin d'en déduire les possibilités et les limites relatives à ce domaine.
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