Wiccan Domhanda

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    La pyramide de Saqqarah ou la pyramide à degrès

    Allyenor
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    La pyramide de Saqqarah ou la pyramide à degrès Empty La pyramide de Saqqarah ou la pyramide à degrès

    Message par Allyenor le Mar 24 Fév 2015 - 23:23

    J'ai découvert dernièrement la pyramide de Saqqarah bâtit suivant les plans du grand Imhotep. Mais avant de vous parler de la pyramide je tiens à vous parler un peu d'Imhotep.

    Imhotep signifie "celui qui vient en paix" : Afin de ne pas faire une page trop longue vous trouverez des informations sur lui dans ce spoiler

    Imhotep:
    D'où venait cet homme au génie exceptionnel dont le nom IMHOTEP signifie "Celui qui vient en paix". Rares sont les témoignages ou textes qui ont survécu aux 2 incendies qui ravagèrent au premier et cinquième siècle la grande bibliothèque d'Alexandrie, ce qui donne encore plus d'importance aux témoignages grecs datant du VIè siècle avant J.C.
    PLATON né à Athènes en -428, s'intéressa de près aux écrits de son éminent prédécesseur l'athénien SOLON, (né v. -648) réputé auprès de ses concitoyens pour son honnêteté et son intégrité.

    SOLON avait écrit qu'un  vieux prêtre de Saïs lui avait un jour parlé de l'existence d'un ancien empire englobant même l'Egypte ! Ce royaume idéal appelé ATLANTIDE (!) aurait été fondé par Poséidon (dieu grec de la mer) il y a environ 9 000 ans... "

    Donc -8975 (années du déluge) moins 600 ans (correspondant en gros à la période de Platon), nous donne comme date approximative de création de l'Atlantide, ou sous son premier nom " le premier coeur du dieu Ptah " = -8 375 avant notre ère.

    Solon affirmait " Longtemps ce royaume fut habité par des hommes sages et bons " mais il fut par la suite " envahi par la corruption" au point que de nombreuses personnes périrent "noyées... "

    Or poursuit Platon, " ce prêtre égyptien affirmait qu'il était lui-même un descendant du célèbre grand-prêtre IMHOTEP, conservateur de la mémoire de l'Atlantide et d'une religion au Dieu Unique, qui montrait la voie pour la montée des âmes vers le ciel..."

    Même si ce témoignage très tentant nous entraîne dans des perspectives vertigineuses, peu d'éléments ont traversé le temps pour nous décrire cette civilisation dont les survivants auraient pu s'installer dans la solitude du Sinaï à mi-chemin entre l'Egypte et la Mésopotamie, en attendant de pouvoir persuader le pharaon Djeser de leur mission.

    Ce message n'est pas en contradiction avec la Bible, il explique simplement qu'il est plus AN- CIEN que la Bible des hébreux et que le culte au Dieu Unique existait bien déjà aux alentours des temps diluviens. D'ailleurs la Bible ne contient pas que le message de Dieu ou l'Histoire des messages divins transmis par les prophètes, mais elle contient également toute l'Histoire et les misères et les guerres du peuple juif depuis le temps des Patriarches.

    Ce que confirme Flavius Josèphe Ben Mathias dans ses chroniques : " l'Histoire du peuple juif et de la Bible " écrites dans les années + 80 de notre ère. Or malgré que Flavius descendait directement de la branche royale juive asmonéenne, il a été d'abord le prisonnier puis l'ami des deux empereurs Vespassien et Titus.

    Même s'il n'est pas facile de dissocier les deux messages, le peuple juif a incontestablement durant son long séjour en Egypte avant l'Exode, subit l'influence de la religion et des écrits introduits à partir de la IIIè dynastie égyptienne par Imhotep et ses hommes. On pourrait pratiquement qualifier IMHOTEP de Moïse égyptien et d'ancêtre de la religion au Dieu Unique.

    N'oublions pas que le roi Djeser exploitait des mines de cuivre et de malachite dans le Sinaï où les puits d'eau étaient si éloignés (+ de 60 km) que beaucoup d'hommes déportés aux mines mouraient en chemin. Dans cette éventualité l'endroit n'aurait donc pas été choisi par hasard...

    En aucun cas on ne peut assimiler Imhotep à un homme ordinaire, car il possède tout à la fois : les mathématiques, l'astrologie, les cartes des étoiles, l'art de guérir, de momifier les morts, l'architecture, (l'art des plans, le calcul des masses, l'art de tailler des pierres énormes et de les déplacer, il connaît le moyen d'obturer des galeries par le sable et bien d'autres choses...) Mais il apprit surtout aux égyptiens : l'alphabet par l'image que Champollion déchiffrera 4 500 ans après ses premières inscriptions ! ...

    Si l'on peut se permettre une comparaison, Jésus qui se disait "roi d'un autre monde" venu pour rendre hommage à la vérité a incontestablement des points communs avec Imhotep (l'instructeur) et Osiris, le roi tué par Seth son frère jaloux dont nous parlerons plus loin !

    Surprenant également l'épisode de la transfiguration sur la " Montage Sainte " (le Sinaï ?) où Jésus exigea le silence des disciples Pierre, Jacques et Jean qui ont vécu " ce voyage dans le temps... "  Pourtant la Bible est claire sur deux points : Moïse et Elie ont passé tous deux 40 jours et 40 nuits dans la solitude du Mont Horeb dans le... Sinaï !

    IMHOTEP  -  l'HOMME qui parlait d'UN DIEU de Vérité

    Il est donc logique qu'un jour le savant Imhotep s'est rendu seul ou accompagné à la cour du roi Djeser à This. A partir de là, les choses s'enchaînent très vite : le roi abandonne sa capitale et même son mastaba mortuaire déjà à moitié construit à Bet Khallaf près d'Abydos.

    Ce tombeau calqué sur ceux des précédents rois apparaît très minuscule par rapport à l'énorme complexe funéraire qui sera construit à Saqqarah ! Subjugué par ses thèses et déclarations, le roi l'aurait alors investi des plus hautes fonctions du royaume, celles de VIZIR ou " premier ministre et grand-prêtre " chef du clergé et des médecins de l'époque qui cumulaient ces deux professions.

    On a trop tendance à ne considérer que l'énorme travail d'architecte et de professeur en Médecine d'Imhotep ! Mais son plus grand travail fut d'ordre spirituel : celui de la réforme religieuse.

    Lorsqu'on sait que les Egyptiens pratiquaient encore tout récemment des sacrifices humains à leurs dieux composites, la tâche d'Imhotep à Héliopolis fut immense. Heureusement le clergé adopta sans violences les changements de conception qui prône en résumé le pouvoir d' " UN dieu qui est au-dessus " de tous les autres dieux.

    Difficile à comprendre cette réforme qui enlève progressivement des cultes de superstition où s'entremêlent : djinns, génies et magie... et qui éveille en eux l'aspect d'une conscience personnelle et l'image du Ka, dans l'esprit des hommes doux et généreux.

    Les Egyptiens aimaient avoir devant eux une image du dieu qu'ils priaient, il ne fut pas facile de leur faire comprendre que ce Dieu universel était caché, invisible et sans visage !

    Même au Nouvel Empire les prêtres continuèrent donc à assimiler le Dieu Unique d'Imhotep à Amon le maître de tous les dieux de l'ancienne Egypte. En particulier lors de la mort du berger du peuple, le pharaon qui aspire à devenir un Osiris et une étoile céleste, comme l'exprime ce prêtre du Nouvel Empire :

    Lorsque semblable aux dieux, il s'est couché dans son horizon
    et que tous les rites d'Osiris ont été accomplis pour lui,
    qu'il a navigué sur le fleuve sacré pour aller (ensuite) se reposer
    dans sa demeure éternelle à l'Ouest de Thèbes, alors son
    fils peut solennellement lui succéder au trône.
    Son père Amon, le Maître des dieux, Rê, Atoum et Ptah le
    couronnent en qualité de " Seigneur des deux Terres " à la place
    de celui qui l'a engendré. Le peuple se réjouit parce qu'il le
    voit comme souverain des deux royaumes, comme l'a été Horus
    lorsqu'il prit le pouvoir à la place de son père Osiris...
    A la manière de pharaon, tous les humains méritants retournent un jour vers leur créateur et père omniprésent qui selon les époques sera aussi perçu différemment par nos esprits et notre culture.
    Dieu reste l'Eternel, l'attentif, l'Imperceptible, le Mystérieux,
    l'Infiniment Grand et l'Infiniment Petit capable de sonder à la fois tous
    les coeurs de ses enfants qui souhaitent retourner auprès de Lui.
    C'est également ce que déclare ce chantre : extrait des contes de Sinouhé écrit il y a 4000 ans :
    Hommage de l'âme béatifiée à son Créateur
    J'ai été enlevé au ciel et uni au disque solaire
    Mon corps est retourné à celui qui l'avait engendré
    J'étais hier, je suis aujourd'hui et je connais demain
    Je suis Rê et Rê est en moi
    l' Etre est en moi et le non Etre est en moi
    Je suis maître de l'âme de Dieu qui m'enferme dans son sein.
    On ne peut s'empêcher de penser aux paroles du Christ rapportées par Saint-Jean dans son chapitre XIV (23) :
    Si quelqu'un m'aime, il gardera ma parole
    et mon Père l'aimera. Nous viendrons en lui,
    et " nous ferons en LUI " notre demeure ...
    Comme certains missionnaires dans les montagnes du Mexique, Imhotep fit des concessions, au lieu d'extirper les vieilles croyances, il les intégra aux siennes pour mieux faire comprendre à ses fidèles : le voyage vers l'autre rive à l'Ouest du Nil sous " l'oeil de Rê ".
    L'oeil frontal de Rê (ou troisième oeil du dieu) symbolisait pour les Egyptiens la puissance universelle du dieu caché. Comme Rê, ce GRAND DIEU INVISIBLE chassait les ténèbres, créait la vie chaque matin.

    Est-ce par hasard si l'on a associé à Memphis au dieu PTAH de la Perfection, deux autres divinités essentielles : MAâT, déesse de vérité et de justice et THOT : dieu de sagesse ?
    Maât et Thot sont les deux autorités principales du tribunal céleste présidé par Osiris. Elles peuvent rejeter l'âme ou lui donner la vie éternelle. Ces premières aspirations nous ont été transmises sur des papyrus qui ont maintenant plus de quatre mille ans!

    Les premières images du paradis :

    Sur le premier dessin on distingue une momie et son "ka" qui après subit l'épreuve du jugement se retrouvent étendus au sommet d'une " pyramide à degrés "dont les yeux ouverts contemplent l'espace infini, pendant que huit points lumineux (des étoiles ?) descendent lentement sur elle pour la pénétrer et la revivifier. Sur la seconde image : on assiste à la purification de l'âme qui se baigne dans le Grand Lac du Lotus sacré pour se débarrasser des dernières impuretés terrestres. Elle en ressort purifiée et rajeunie comme si elle venait de (re)naître du sein de Nout, la déesse-Mère du ciel.
    Transformée par cette nouvelle jeunesse, l'âme monte toujours plus haut sur l'échelle des rayons solaires jusqu'à ce qu'elle atteint la " barque de vérité sur le grand Nil céleste ", où l'attendent d'autres âmes pures qui ont également obtenu une seconde vie au ciel.

    Images spirituelles sublimes qui prouvent que beaucoup d'égyptiens avaient soif de paroles de sagesse. Alors même si Imhotep n'a pas voulu lever le voile sur le monde qu'il a décidé de quitter pour venir enseigner d'autres nations, une chose est certaine :

    malgré les combats imposés par les esprits méchants, les hommes de Dieu existaient déjà bien " avant l'avènement des pyramides ".

    IMHOTEP souvent comparé au dieu THOT de la sagesse

    Même si la plus ancienne utilisation des hiéroglyphes n'a été retrouvé par nos scientifiques que dans les Textes des Pyramides, soit environ un siècle après le début de la troisième dynastie, il n'en reste pas moins que des textes égyptiens font bien mention d'anciens recueils de sagesse, conseils et maximes (comparables au livre des Proverbes de la Bible) qui sont attribués à Imhotep.

    Ce que confirme le chant du harpiste inscrit dans le temple funéraire du roi Antef (v.-2120) (première période intermédiaire) :

    " Que reste-t-il des tombeaux de nos constructeurs ?
    J'ai écouté les paroles d'Imhotep et de Dedefhôr,*
    devenues : règles et conseils "qui ne passeront jamais"...
    Les murs sont tombés et les tombeaux n'existent plus...
    Mon coeur reste en paix, seul l'oubli te donnera la sérénité.
    Mon coeur sois joyeux et ne te laisse pas abattre
    habille-toi de lin fin et met de la myrrhe sur la tête
    Accomplis tes destinées sur Terre et ne te tourmente pas
    Car les plaintes ne sauvent personne du tombeau
    et personne ne peut emporter avec lui son bien ... "
    * Dedefhôr, Prince à la cour du roi Chéops.


    L'association d'Imhotep et de Dedefhôr confirme que ces deux personnes ont défendu des principes de sagesse et d'élévation qui resteront valables pour l'éternité.
    En admettant la thèse du prêtre de Saïs qui affirmait à Solon (vers -600) qu'il "descendait directement de son ancêtre Imhotep, " malgré plus de deux mille ans d'écarts, cela prouve simplement que le Grand Imhotep s'est installé en Egypte, avec d'autres compagnons (déjà initiés). Qu'il a fondé une famille et engendré une descendance qui a continué de développer le concept d'un dieu omniprésent invisible et universel.

    Mille six cent ans plus tard le peuple hébreu reprendra à son compte le flambeau de la foi, pour le transmettre à l'Orient, puis aux chrétiens et enfin aux musulmans dont le Coran redonne en substance le message de la Bible, tel qu'on l'enseignait à l'époque de Mahomet.

    A quelques décennies près, Imhotep a vécu : 6 100 ans après Noé, 800 ans avant Abraham et 1500 ans avant Moïse. Les enseignements d'Imhotep et des grands hommes de la Bible ne sont pas contradictoires mais semblables et complémentaires sur le fond ! A condition bien sûr de ne pas enfermer sa croyance dans le cocon hermétique du dogme.

    L'homme sage garde un esprit ouvert et étudie ce qui rapproche au lieu de s'acharner à séparer. L'oecuménisme n'est pas de convertir l'autre à sa religion, mais de rechercher tous les points communs qui font qu'un jour le règne de Dieu et la paix s'installeront sur la Terre.

    Car le message d'Abraham est formel, l'Alliance de Noé s'adresse à TOUS les hommes (de toutes les couleurs) et à toutes les nations.

    D'ailleurs, il y a énormément de points communs entre le judaïsme et la religion de sagesse d'Imhotep. Les deux religions sont basées sur l'amour et la crainte de Dieu, le respect des parents et du prochain et même de l'étranger. La circoncision n'a pas été inventée par Abraham, puisque des dessins datant de la cinquième dynastie montrant des prêtres entrain de circoncire des adultes, prouvent que " la circoncision " était déjà pratiquée dès l'adolescence avant la naissance d'Abraham ! mais certaines momies de pharaons ne portant pas la cicatrice, il faut croire qu'elle n'était pas obligatoire.

    Il est une autre coutume que les juifs pratiquants ont ramené d'Egypte : en mémoire de la victoire d'Horus sur son oncle Seth symbole des esprits négatifs, on plaçait depuis l'Ancien Empire un disque solaire ailé de chaque côté (emblème du dieu victorieux d'Edfou) au-dessus de toutes les portes des temples.

    Ce signe devait éloigner tous les esprit impurs des édifices sacrés. Les Egyptiens de l'Ancien Empire avaient compris qu'il ne suffisait pas d'honorer leur dieu du bout des lèvres, mais de l'inclure dans son coeur et dans sa vie quotidienne, ce que confirme l'ex-docteur de la loi juive Paul dans sa deuxième lettre aux romains (v.13)

    Ce ne sont pas en effet ceux qui écoutent la loi qui sont justes devant Dieu, mais ce
    sont ceux qui la mettent en pratique qui seront justifiés.
    Quand les païens, qui n'ont point la loi, font naturellement ce que prescrit la loi, ils deviennent une " LOI pour eux-mêmes." (Un principe de religion personnelle). Ils montrent par leur témoignage que l'oeuvre de la loi est inscrite dans leur coeur et leurs pensées. C'est ce qui apparaîtra le jour où Dieu jugera les actions secrètes des hommes... La (vraie) circoncision est celle du coeur, pratiquée selon l'esprit et non selon la lettre...

    En résumé : la vraie foi ne consiste pas à rêver de bonnes actions et de bonnes intentions, mais à les mettre en pratique.
    D'ailleurs même si l'on retrouvait un jour dans les sables d'Egypte tous les écrits et paroles qu'a prononcé Imhotep, cela ne voudrait pas dire que la Bible (écrite ultérieurement) n'a pas sa valeur de guide pour toute l'humanité et qu'il ne faut pas remettre en doute l'existence des prophètes, car ces hommes avaient une mission bien précise concernant la vie quotidienne de leurs contemporains.
    Le travail d'Imhotep et de ses frères spirituels est un exemple de tolérance qui prouve à quel point l'homme au génie d'avant-garde n'a pas voulu choquer son peuple mais le guider sur une route à sa portée, faire évoluer son esprit pour qu'il découvre lui-même les incroyables possibilités de l'esprit supérieur à la matière périssable, à notre vieillesse et à notre mort temporelle.

    INSCRIPTIONS DE BASSE-EPOQUE GRAVEES SUR LES TEMPLES

    Durant presque DEUX millénaires le Grand prêtre IMHOTEP a été considéré comme un guide " simple mortel à la vie modeste " par des générations entières d'Egyptiens qui ont davantage retenu ses écrits et conseils que le culte de sa personnalité. Mais à partir de la période dite BASSE EPOQUE on verra fleurir des épitaphes et des maximes à la gloire de sa nouvelle divinité dans pratiquement tous les plus grands temples d'Egypte : Alexandrie, Mendès, Dendérah, Karnak, Edfou, Philae où un temple lui sera consacré près de celui d'ISIS, et également en Nubie jusqu'au Soudan...
    ( Stèle 46 de Saqqarah du musée égyptien de Marseille) Période récente où les Egyptiens considérèrent IMHOTEP comme une divinité, pour ses nombreux miracles :
    APIS - OSIRIS, le premier de l'Ouest, Seigneur de l'éternité, Roi des dieux, derrière
    lui se tient, pieds nus comme Apis, sous une apparence humaine IMHOTEP le dieu sublime... le dieu des portes (qui permet le passage) .... qui revivifie l'humanité...
    (Saqqarah an - 224 av J.C.) Stèle 28 Vien 154)
    IMHOTEP "fils du dieu Ptah", celui qui connaît toutes choses pour la bibliothèque,
    Celui qui restaure ce qui était détruit dans les saintes écritures !
    Celui qui connaît les secrets de la maison des trésors ...
    Stèle de Psenptais ( de-90 à -41 av J.C.) - Brit. Muséum 1026 ( 886)
    OSIRIS, le grand dieu, Seigneur de Roséatou, le premier de l'ouest
    APIS-OSIRIS le roi des dieux, le Seigneur qui régit l'éternité
    ISIS la Grande, la mère des dieux, l'oeil de Rê, la reine du ciel...
    et IMHOTEP, fils de Ptah, riche en oeuvres, grand en prodiges...
    (Thèbes - IMHOTEP, fils de Ptah, le messager d'Apis, celui qui représente son image
    par celle d'un enfant...)
    (Dendérah - Temple d'Hathor inscriptions murales) Paroles d'Imhotep le grand, fils de Ptah, le grand dieu à Dendérah :
    " il vient le roi des deux Egyptes, le dominateur autocrate, " FILS de Rê, " celui qui vit
    éternellement, il vient à toi. IMHOTEP, fils de Ptah, résident à Dendérah, il apporte
    des choses agréables et remplit pour l'éternité la table des sacrifices de festivités...Ces paroles inscrites depuis 2500 ans sur les pierres des temples n'ont été assemblées et déchiffrées qu'il y a 50 à 120 ans à peine...
    Instruit comme le grand dieu Thot, le coeur en alerte, il estime toutes choses
    Il connaît la course des étoiles, il sait mesurer le blé, il adoucit la famine...
    Savant dans la parole il connaît la parole de Dieu ! Il revivifie les hommes et
    protège la femme enceinte. Il féconde la stérile et lui donne un fils qui rajeunit
    l'âge de la vieillesse...
    ESNA - temple d'Horus antichambre de la salle au trésor - IMOTEP l'héritier de celui qui est au sud de son mur (Gd mur de Memphis ?) qui guérit à sa façon chaque maladie
    PHILAE : Pylône tour ouest - Paroles d'Imhotep le Grand , fils de Ptah, le dieu bienfaisant et secourable, issu de Tatenen, le Seigneur de la vie, du don qui AIME le dieu par lequel vit tout homme. Seigneur de la santé qui guérit tous les membres qui animent l'homme qui sont comme étant morts. Il fait croître l'oeuf dans sa coquille ...
    Imhotep celui à la pointe de Philae, qui s'occupe de guérir toutes les maladies,
    quand on l'appelle dans toutes les régions ...


    Seuls subsistent ces quelques messages de Basse Epoque qui en se répétant sans cesse nous donnent un petit aperçu de la grandeur de cet homme dont la renommée traversa des millénaires pour aboutir (contre sa volonté) à sa déification (aujourd'hui on dirait sa sanctification) en tant que guérisseur. Comme le phénix, l'oiseau royal qui renaissait cinq siècles après de ses cendres, la culture égyptienne fut plusieurs fois menacée et brûlée :
    La première fois en -48 avant notre ère lorsque César ordonna de brûler la flotte égyptienne et les principaux édifices du port où s'étaient réfugiés les partisans de Ptolémée XIII en conflit avec sa soeur et épouse Cléopâtre qu'il voulait assassiner. Les flammes gagnèrent la célèbre bibliothèque d'Alexandrie et détruisirent 700.000 volumes, ainsi que les trente volumes rédigés en grec par le célèbre chroniqueur Manéthon à la demande de Ptolémée -1er.
    La deuxième bibliothèque d'Alexandrie avait été reconstruite en partie dans les locaux du temple de Sérapis d'Alexandrie. Mettant à exécution le fameux EDIT de l'empereur Théodose, Théophile et son neveu le futur Patriarche orthodoxe d'Alexandrie Saint Cyrille firent fermer le temple et exhortèrent la foule en  + 391 de brûler les 4 millions de livres pour faire à jamais disparaître les racines du paganisme et de l'impiété...
    Hypathie directrice de l'école de philosophie et mathématicienne grecque fut en 415, elle aussi, massacrée par une foule excitée par les moines! Vers 450 plus personne ne comprenait, ni ne lisait l'égyptien puisque tout le monde écrivait en grec et en latin...
    Soudain en 1824, un français Jean François Champollion fit resurgir au présent l'interprétation des antiques Hiéroglyphes. En 1832, l'année de sa mort il laissait à la postérité son célèbre dictionnaire franco-égyptien des lettres antiques que son frère allait faire publier dans les années qui suivirent sa disparition...

    Source : Imhotep un homme hors du commun

    Voici maintenant le vive du sujet la pyramide de Saqqara :

    Imhotep est donc le premier architecte à concevoir le principe de ces immenses tombeaux funéraires entouré d'une enceinte de pierres. Rien que les murs entourants le complexe de Saqqarah devaient représenter pour l'époque un travail colossal, mais le couronnement fut bien sûr l'énorme pyramide à six degrés de soixante mètres de hauteur qui se situait au centre de l'édifice. L'Egypte est désormais entraînée dans un cycle de cinq à six cent ans durant lesquels vont jaillir sur une bande de 100 km à l'Ouest du Nil ces prestigieux tombeaux ou "demeures d'éternité."
    Comment un homme de génie a-t-il pu innover par sa pensée et concevoir des plans à une précision qui surprendrait bien des architectes contemporains ? Il a non seulement ouvert des chantiers de grandes pierres taillées remplaçant l'ancienne brique séchée au soleil, mais il a mis en place des procédés ingénieux pour transporter par bateaux ces énormes blocs de pierres ! On lui attribue même des procédés de glissement de blocs par le sable condamnant définitivement des couloirs dans les pyramides.

    Contrairement à Gizeh, la pyramide de Djeser se composait de trois parties : des édifices massifs dotés de colonnes, une pyramide avec un sommet en terrasse et tout l'ensemble était incorporé et protégé par une enceinte fortifiée à bastions ! Plusieurs questions se posent :

    La pyramide de Saqqarah ou la pyramide à degrès Sakkarah

    A quoi servaient les grands palais adjacents ?
    Pourquoi avoir emmuré l'ensemble dans de telles fortifications ?
    Est-ce que cette conception de pyramide n'avait pas une deuxième utilisation servant à mieux élever le roi de son vivant vers le ciel et au-dessus de son peuple ?
    Même si l'Egypte a arrêté la construction des pyramides, on ne peut s'empêcher de faire la comparaison avec celles érigées ultérieurement dans d'autres pays et sur d'autres continents comme l'Asie, l'Amérique du Sud et du Centre où l'on retrouve souvent les mêmes étages, les mêmes orientations et les même bases carrées que celles d'Egypte ( ! ) Nous savons qu'elles étaient habituellement utilisées comme temple au culte du dieu soleil.

    Prenons par exemple : les deux pyramides Aztèques à degrés de Teotihuacan (près de Mexico) qui possèdent une grande avenue des morts qui relie la pyramide de la lune à la Citadelle.

    Comme à Saqqarah, ces deux pyramides sont entourées d'une enceinte à bastions de pierre et elles sont orientées sur l'axe Est /Ouest, comme la course du soleil qui naît à l'est et se couche à l'Ouest (là ou commence : l'empire des morts !) ...

    Ainsi sur les rampes de la grande pyramide de Téotihuacan qui compte également six degrés ( ! ) se trouvent 365 têtes (symbolisant les jours de l'année) placées en alternance avec les symboles du dieu Tlaloc (la pluie) et celle de Quetzalcoalt, un dieu composite :

    " quiecoatl , le serpent des forces de la terre  "

    L'image symbolique de ce dieu rappelle aux humains leur double nature puisque la matière le fait ramper sur terre mais il possède déjà des plumes qui comme un oiseau  libéré lui permettront un jour de s'envoler au ciel vers la lumière des étoiles ;

    Même si l'on commence seulement à s'intéresser vraiment aux civilisations disparues, il reste à des milliers de temples et de pyramides qui se meurent lentement envahies et étouffées par la jungle ! AMexico, au Caire ou à Alexandrie les pierres de ces vieux temples ont servi à reconstruire les bases des villes modernes...

    La civilisation de l'Atlantide n'est peut-être pas morte, elle a peut-être tout simplement déplacé son centre (depuis bien des siècles ?) vers l'Atlantique (d'où son nom).

    Il existe au sud des îles Bermudes et de la mer des Sargasses des endroits où l'océan atteint des profondeurs de 6000 à 8000 mètres et où (encore à notre époque) se déroulent de drôles de phénomènes magnétiques et des disparitions d'avions et bateaux inexpliqués.

    D'ailleurs même si ces hommes existent encore aujourd'hui quels intérêts auraient-ils de communiquer avec notre civilisation qui ne pense qu'à faire la course aux armements et à adorer le dieu Mamon de l'argent ?

    IMHOTEP - Maître des sciences et des lettres

    Lorsqu'on fait le bilan des plans d'architecture, enseignement aux prêtres, anatomie, remèdes médicaux, art de momification, diffusion de maximes religieuses et laïques, informations sur les positions stellaires... Imhotep a donc été obligé d'innover pour pouvoir transformer ces hommes de l'ancien temps en théologiens, en médecins compétents, en architectes d'avant-garde, en scribes maîtrisant la sagesse philosophique... puisqu'on ne disposait jusqu'à présent que de rares tablettes et de quelques massues de combats gravées... !
    C'est pourquoi les Egyptiens le considéreront comme le GRAND MAITRE des sciences de l'Egypte et mille ans plus tard ils vénéreront son image qui l'immortalise sous l'aspect d'un scribe qui tient sur ses genoux un rouleau de papyrus avec sur la tête la calotte du dieu Ptah de Memphis. Manéthon souligne qu'il fut l'inventeur des pierres taillées (servant également à l'écriture). Voilà pourquoi les Egyptiens l'ont rapproché du grand dieu THOT patron des scribes, des écritures et des Maîtres d'oeuvre. Et c'est là que l'on mesure toute la difficulté d'un homme épris de modestie, qui va se battre pour " ne pas être déifié " par un peuple qui n'a que de l'admiration et de la reconnaissance pour toutes les portes de la science qu'il a ouvertes... Il n'est que le serviteur du Grand Dieu Unique et ne veut en aucun cas le remplacer...

    IMHOTEP : un très grand médecin d'avant garde...

    Le chroniqueur Manéthon considérait IMHOTEP comme un thaumaturge, (faiseur de miracles) apprécié pour ses connaissances médicales, anatomiques et remèdes qui ont sauvé bien des vies humaines, il affirme que les Grecs l'avaient assimilé pour sa science médicale à ASKLEPIOS, le fils de Zeus, qui guérissait dans son temple d'Epidaure les maladies et cas désespérés. Selon la légende son père l'avait foudroyé parce qu'il "ressuscitait les morts" grâce aux enseignements prodigués par Chiron le (bon) centaure ! Son homologue romain s'appellera ESCULAPE.

    Imhotep avait fondé à Memphis une école de médecine qui resta célèbre durant deux mille ans. La formation qu'il donna aux prêtres qui étaient en même temps les médecins de l'époque, sauvèrent tant de vies humaines que le peuple lui attribua longtemps des miracles et l'honorera (on dirait aujourd'hui : comme un saint) dans beaucoup de villes d'Egypte.

    A Karnak le peuple lui vouera un culte fidèle en l'associant dès le nouvel Empire à celui de Ptah. Or c'est également vers -1500 que l'architecte SENMOUT, favori et vizir de la régente Hatshepsout, construisit en face de Thèbes à Deir el-Bahari, (sur la rive ouest du Nil, à l'entrée de la Vallée des Rois) un vaste ensemble architectural avec jardins, fontaines et plusieurs édifices religieux.

    Initialement construit pour recevoir la barque d'Amon lorsqu'il traversait le Nil avec son peuple qui le suivait en procession, le temple principal faisait partie des " Châteaux de Millions d'Années " et constituait à lui seul une véritable merveille puisque toutes les terrasses désertiques qui l'entouraient avaient été transformées en jardins où abondaient des fleurs en toute saison et des arbres à encens ramenés d'une expédition au pays de... Pount.

    L'ensemble de l'édifice était construit au bord de la falaise et s'étendait sur trois niveaux :

    La partie supérieure qui bordait la falaise était consacrée au temple solaire d' Amon-Rê et au saint des saints. Cette partie fermée à l'arrière du sanctuaire était creusée dans la falaise et seul le roi et le Grand-prêtre avaient le droit d'y pénétrer.

    Le deuxième niveau intermédiaire comprenait une grande cour avec trois chapelles dédiées : à Hathor, à Anubis et à Basse Epoque on y ajouta deux chapelles pour deux anciennes divinités nouvellement promues : Imhotep et Amenhotep  le fils de Hapou qui est également un étrange personnage que nous étudierons sous le règne d'Aménophis III le père d'Akhénaton. Il fut comme Imhotep un grand architecte et un médecin renommé. Deir el-Bahari que les Egyptiens avaient surnommé : le Sublime des Sublimes a été réaménagé au cours de la période dite " Basse-Epoque " en sanatorium.

    On n'a jamais retrouvé ni la tombe, ni la momie d'Imhotep, peut-être a-t-il été enterré à Saqqarah, aux côtés de son roi Djeser, ou peut-être est-il retourné un jour dans son pays ?



    La période après DJESER et IMHOTEP



    Imhotep n'était plus là, mais d'autres étonnantes personnalités allaient poursuivre son oeuvre et couvrir l'Egypte de monuments dont la grandeur laisse encore rêveur les générations actuelles.

    L'HORUS SEKHEM-KHET, probablement fils de Djeser, édifia comme son père une vaste pyramide à degrés entourée d'une épaisse et haute muraille en forme de bastions dans la nécropole de Saqqarah.
    Une troisième pyramide à cinq étages attribuée à l'HORUS-KHABA dont il ne reste que vingt mètres de hauteur à Zaouiêt el-Aryân.
    Une quatrième pyramide à degrés est attribuée à Houni, dernier roi de la IIIè dynastie. Elle comportait au départ huit degrés mais elle a été modifiée et remodelée par le roi Snéfrou (père de Chéops) qui sous la IVè dynastie l'a recouverte de pentes lisses. Ce nouveau principe offrait l'avantage d'une meilleure protection contre les tempêtes de sable, les orages violents et les dégradations d'oiseaux, alors les prêtres expliquèrent au peuple qu'avec ce nouveau style, l'âme de pharaon monterait encore plus vite au ciel !

    Et voici également un lien qui résume à travers des vidéos la construction de la pyramide et l'importance de sa localisation.

    L’œil d'Horus


    Source : IMHOTEP : Le PREMIER constructeur de pyramides
    Source : L’œil d'Horus

      La date/heure actuelle est Mar 24 Sep 2019 - 10:52