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 Les fêtes romaines

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Nemesis


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MessageSujet: Les fêtes romaines   Lun 28 Mar 2016 - 20:23

Les Romains ont déployé, dans l'organisation de leurs fêtes, leur esprit précis et formaliste, qui contraste profondément avec la libre initiative et la variété de l'esprit hellénique. Leur premier soin est de classer les fêtes selon leur qualification. Nous en avons déjà dit quelque chose dans les articles Calendrier et Fastes. Ils distinguent en premier lieu les jours de fête (festi) des jours où l'on peut vaquer à ses affaires (profesti), classant à part ceux qui sont à demi fériés (endotercisi). Le jour de fête est caractérisé par le chômage des affaires publiques, spécialement de la justice, le repos accordé aux non-libres et imposé aux libres, les prêtres ne devant même pas voir un homme travailler; de plus, en ces jours, avaient lieu des sacrifices, des banquets. En somme, les cérémonies religieuses et le chômage sont les deux traits typiques. On distingue les fêtes en plusieurs groupes : fériae stativae, fêtes fixes, revenant chaque année à la même date; feriae undictivae, fêtes mobiles, parmi lesquelles les unes sont conceptivae ordinaires et prévues ou elles ont lieu tous les ans; les autres, imperativae, extraordinaires.

De plus, à côté des fêtes publiques (feriae publicae), on reconnaissait les fêtes privées des classes (feriae gentium), des familles (familiarum) ou des individus (feriae singulorum). Les féries statives, qui formaient la base du calendrier, étaient au nombre de quarante-cinq et c'étaient les plus anciennes, remontant en principe au roi Numa. La plupart comportaient la participation du peuple entier, rentrant dans la catégorie des sacra popularia. Les féries indictives régulières sont annuelles; plusieurs se sont d'ailleurs fixées à une date précise, d'autres sont restées mobiles, suivant le cours des saisons (Sementivae, Paganalia, Compitalia, Féries latines).

Les jeux publics étaient, en principe, des féries extraordinaires résultant de voeux; mais ces fêtes devinrent annuelles et fixes; elles se multiplièrent à la mort de César il y avait 65 jours de fêtes réservés aux jeux; au IVe siècle ap. J.-C. on en comptait 175, sans préjudice des autres fêtes. Ainsi, au temps d'Auguste, sur les 65 jours de fête et 48 jours de réjouissance publique (marqués NP au calendrier), il n'y en avait guère qu'une douzaine qui coïncidaient. Ajoutez une soixantaine d'autres jours néfastes et vous voyez combien il restait peu de jours non fériés, c.-à-d. de travail.

Ces jeux étaient associés à certaines des fêtes romaines que nous allons maintenant passer en revue. Commençons par les fêtes domestiques. Les divinités de la maison ont leurs fêtes mensuelles aux Calendes, aux Nones et aux Ides de chaque mois (le 1er, le 5 et le 13) et des fêtes annuelles, anniversaires joyeux ou douloureux de la famille. On appelle feriae devicales les cérémonies expiatoires par lesquelles une famille se purifie après un décès. Plusieurs fêtes sont célébrées simultanément par toutes les familles; celles qui sont relatives au culte des morts : les jours des Morts (dies parentales) du 13 au 21 février, conclus par la fête des Morts (Feralia); le lendemain, banquet familial (fête des Caristia); au mois de mai (9, 11 et 13), fête des Revenants, Lemuria. Ces fêtes sont inscrites au calendrier; d'autres sont communes au culte privé et au culte public, Matronalia (1er mars), fête de Junon Lucine; Saturnales (17 décembre), fête de Saturne, dieu des pères et mères de famille; fête des Esclaves (servorum dies, le 13 août), en l'honneur de Diane et de Servius Tullius.

Les fêtes dites populaires empiètent sur le culte privé, imposant aux particuliers des actes religieux; plusieurs ont cessé d'être célébrées par le peuple entier : le Septimontium, fête de la vieille Rome primitive, dont ne s'occupa plus qu'une confrérie; les Fornacalia de février, marquées par un banquet où l'on mangeait une bouillie en l'honneur de Fornax, et les Hordicidia ou Fordicidia (15 avril), où l'on sacrifiait des vaches pleines, n'étaient célébrées que par les patriciens et leurs clients. D'autres fêtes étaient célébrées seulement par des confréries, par exemple celles des Lares rustiques (Laralia) et de carrefour (Compitalia). D'autres étaient particulières à certaines catégories : aux femmes enceintes et mères de famille, Carmentalia (11 et 15 juin), Matronalia (1er mars), Matralia (11 juin); aux femmes mariées et aux esclaves, fête de Diane sur l'Aventin (13 août) et à Nemi; fêtes corporatives des gens du port (Portunalia ou Tiberinalia, 15 août), des pêcheurs du Tibre (ludi piscatorii), des marins (Neptunalia, 23 juillet), des hydrauliciens (Juturnalia, 11 janvier), des foulons, des médecins, des professeurs, etc. (Quinquatrus, 19 mars). D'autres fêtes, tombées en désuétude et dont la raison d'être était oubliée, ne se conservaient guère qu'à titre officiel : le Lucuria (19-21 juillet) dans un bois de la rive droite du Tibre, les Furrinalia (25 juillet), enfin les Volcanalia, fête expiatoire célébrée le 23 août.

Les grandes fêtes populaires, lesquelles constituaient le fond de la religion populaire des Romains, étaient des fêtes agricoles. Les feriae sementinae étaient des fêtes des semailles, qui avaient lieu en décembre ou janvier. On les identifie aux Paganicae ou Paganalia, peut-être à tort; celles-ci seraient peut-être des fêtes locales annuelles des cantons agricoles. Au printemps, la fête de Cérès (Cerealia, 19 avril), suivie de celle de Pales (Palilia, 21 avril), fête du Palatin devenue celle de l'anniversaire de la fondation de Rome; la fête du premier vin (Vinalia prima, 23 avril); celle des Robigalia (25 avril), destinée à préserver les blés de la maladie de la rouille; puis les fêtes de Flore (Floralia, du 28 avril au 3 mai). Cette dernière des grandes fêtes du printemps était fort licencieuse. Venaient ensuite les Ambamalia, qui coïncidaient au 29 mai avec la fête de Deadia; avant la moisson, la fête expiatoire marquée par le sacrifice de la porca praecidanea; plus tard, à la fin de l'été, les fêtes d'inauguration des vendanges (Vinalia rustica, 19 août) et de la fin de la moisson (Consualia, 24 août); celle-ci était une grande réjouissance; même les animaux domestiques y étaient associés; on les couronnait de fleurs; celle de la dégustation du vin nouveau (Meditrinalia, 11 octobre); au début de l'hiver, à la fin des semailles, les fêtes des dieux de la fécondité : Faunalia, (5 décembre), Consualia (15 décembre), Saturnalia (17-21 décembre), enfin, au terme de l'année, en février, avait lieu la fête du dieu Terme, garant de la propriété (Terminalia). Vers le même moment, on procédait à des purifications par les cérémonies des Lupercales pour la cité du Palatin, des Quirinalia pour celle du Quirinus
image: http://www.cosmovisions.com/hist.gif

(ou les curies).

« La dernière cérémonie de l'année, écrit Bouché-Leclercq, était le Regifugium, sorte de drame symbolique dans lequel le chef de l'Etat, assisté des Saliens, se chargeait, pour ainsi dire, des péchés de toute la communauté, et prenait tout à coup la fuite, pour revenir ensuite purifié de toute souillure. »

Les purifications étaient répétées en mars, au commencement de la nouvelle année, et coïncidaient avec des fêtes guerrières, Quinquatrus du 19 mars, Tubilustrium, 23 mars (purification des trompettes), puis le lendemain, grande revue (Q. R. C. F., quando rex cumitiavit fas).

Nous complétons ce résumé par un tableau de la date des principales fêtes romaines; on trouvera, lorsqu'il y a lieu, des détails dans les articles spéciaux. Le 1er janvier était une sorte de fête en l'honneur de Janus, Strenia, Esculape, etc.; les clients envoyaient des présents à leurs patrons, les esclaves et affranchis à leurs maîtres,
les amis les uns aux autres. Cet usage s'est perpétué jusqu'à notre époque sous la forme des étrennes.
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En savoir plus sur http://www.cosmovisions.com/$FetesRomaines.htm#Txe0HdK3vfWS2Irk.99
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